Dans ma chambre, je ferme ma porte dans un bruit sec et remasse aussitôt la télécommande de ma chaîne, qui traînait par terre, pour ensuite allumer la radio. Je monte le son à fond de façon à ce que mon père ne m'entende pas pleurer, et je me jette sur le lit.
Je reste environ une heure à me lamenter sur mon sort. Chaque jour, je me détruis un peu plus en pensant à ce que j'ai fais.
En ayant assez entendu, j'éteinds la chaîne et essaie de m'endormir. Je n'ai pas envie de me changer alors je reste habillée. La sonnerie du téléphone sonne, alors que je commençais à m'endormir. Je grogne et me lève, n'entendant pas l'un des deux feinéants que sont mon père et mon frère, aller décrocher.